Accueil      L'édito de la semaine

  

 

L'édito de la semaine



       Michel MASSOUTY         
 
 
 

     

Édito du 30 août 2010.

         L’habit ne fait pas le moine !

         S’il suffisait de revêtir une soutane pour être moine, ça se saurait, s’il suffisait de  lire un livre de cuisine pour devenir cuisinier, les écoles hôtelières feraient faillite et les imprimeries feraient fortune, enfin s’il suffisait de lire quelques infos sur le net pour devenir dresseur de chiens et spécialiste……ça se saurait aussi.

        
         Pourtant, voilà une habitude bien de chez nous, on voit de plus en plus de personnes s’improviser cuisiniers, dresseurs, formateurs, comportementalistes, spécialistes, alors que la seule qualification qu’ils pourraient solliciter, c’est copieur. (Enfin ils pensent pouvoir copier, en réalité ils sont si stupides que même copier ils le font mal) À toutes ces personnes qui manquent cruellement d’humilité, il est bon de leur faire remarquer qu’on a vite fait de mal faire, avec un chien, quand on ne connait pas grand-chose(ou si peu). Une fois les mauvais plis pris, ça fait comme un pli de pantalon loupé au repassage, on ne le rattrape jamais. Le faux pli reste toujours en arrière du bon, si vous l’avez refait correctement, bien sûr.
 
          Nous avons décidé de faire appel à l’expertise extérieure pour nous former en décombres…POURQUOI ?
          Voilà une question qui nous est posée depuis que nous avons fait notre stage estival, nous nous devons d’y répondre complètement, même si nous l’avons déjà fait à plusieurs reprises.
 

         Nous souhaitions avoir des formateurs compétents et expérimentés, ce que nous n’avons pas malheureusement ici au Canada et au Québec en particulier. Non pas que les gens ne soient pas capables, loin de nous cette pensée, c’est dû au fait que le type de nos constructions en bois et la faible utilisation du gaz comme énergie dans les cuisines domestiques n’engendrent pas les mêmes types de sinistres qu’en Europe où il n’est pas rare, de voir des immeubles exploser et s’effondrer à cause d’une fuite de gaz. Les services d’incendie européens possèdent toutes des équipes cynotechniques qui se mettent à la disposition des causes humanitaires extérieures quand des sinistres majeurs interviennent. Autrement dit, les interventions sur des séismes sont une alternative d’une activité professionnelle dans laquelle les décombres jouent déjà un rôle important en termes de pratiques et d’expériences. D‘où cette expertise si précieuse. Les pompiers n’ont pas ici au Québec, de Maîtres-chiens dans leurs brigades, et ils n’en éprouvent  pas le besoin du fait du type de construction domestique que nous avons.

 
          De ce fait, cette expertise manque ici, alors que nous en avons un grand besoin. Nous ne sommes pas à l’abri d’un séisme important dans l’ouest compte tenu des déplacements des plaques tectoniques, celle de notre continent nord-américain, rencontrant la plaque du pacifique nord, comme nous ne sommes pas à l’abri  d’un hiver très neigeux comme il y a deux ans et de l’effondrement d’une galerie marchande avec des dizaines, voire des centaines de personnes coincées dessous.
 
         Il est donc de nos responsabilités de prévoir ce genre d’évènement et de nous former en conséquence, n’en déplaise à certaines personnes qui «œuvrent» dans le monde des chiens depuis des années et qui n’ont jamais été en mesure de faire cette analyse, incapables qu’ils sont, de prévoir et d’avoir suffisamment d’humilité pour aller chercher la compétence là où elle se trouve. Et quand ils disent se préparer, ce ne sont que des mots, dans la pratique réelle et la préparation nécessaire de ce type de mission, ils sont loin d’y avoir seulement pensé.  La fatuité continuelle depuis des années de ces personnes est telle, qu’elles passent à côté du simple «bon sens» et de la réelle motivation d’un sauveteur. Prévoir l’impensable, se préparer à tout, s’équiper complètement, s’entraîner avec ses outils, anticiper sur les évènements, réviser nos matériels, voilà ce que sont nos principes de notre ligne de conduite.
 
         Nous l’avons souvent dit et même répété, notre vocation et donc notre profonde motivation restent d’essayer dans la mesure de nos modestes moyens, de participer au sauvetage de personnes en détresse, disparues et ou perdues. Nous n’avons pas vocation à former des chiens et à chercher des victimes déjà décédées. Tous nos efforts de formations, tous nos entraînements sont donc résolument tournés vers des victimes vivantes, ce qui représente déjà un travail considérable et rarement achevé. Nous en apprenons tous les jours, même encore aujourd’hui, malgré les années de pratique. Découvrir une personne décédée, reste pour nous, l’ultime évènement d’une recherche, que nous voudrions connaître, que de manière rare et fortuite. À ceux qui ont du temps pour se former sur les cadavres et les noyés, quand le reste de la formation n’est pas achevée pour retrouver les victimes vivantes, nous leur disons bonne chance….mais réfléchissez à votre vocation.
         Nous avons besoin de sauveteurs au Québec, pas d'autre chose.

         Il nous semblait que la première qualité d’un sauveteur était de savoir hiérarchiser ses priorités !

   Édito du 23 août 2010.

            Vous arrive-t-il d’hésiter ?

            Beaucoup de personnes hésitent devant une décision à prendre, devant un choix à faire. Cette hésitation est souvent le fait d’une mauvaise analyse de la situation vécue, d’un manque évident de préparation à savoir tranché ou d’une peur chronique de faire de travers.

            La définition des objectifs et la mise en place des moyens pour atteindre nos objectifs permettent justement de pourvoir faire les bons choix si une alternative se présente à nous, c’est en fait une vraie préparation que de se fixer des objectifs clairs et accessibles. S’agissant des peurs chroniques pour prendre une décision, il convient de faire comme avec nos chiens, se mettre en situation et pratiquer jusqu’à l’effacement de ces peurs paralysantes.

            Ainsi, RSCQK9, n’hésite jamais, notre organisation réfléchit, analyse, décide et fait en sorte de remplir ses objectifs. Encore récemment, des personnes, nous regardant faire depuis des mois, analysant notre chemin parcouru, nous confiaient être surprises de notre capacité à faire ce qu’on avait dit que nous ferions et ce sans jamais donner l’impression d’hésiter. Les choses nous semblent tellement aller de soi, compte tenu de la définition de nos objectifs, que nous ne faisions jamais attention à ce genre de chose.

            Mais en y regardant de plus près, c’est vrai que nos décisions collectives, discutées et murement réfléchies, prises en harmonie avec nos principes démocratiques, nous amènent toujours sur les chemins du succès, nous le vivons depuis trois ans ainsi.

            Nous évitons de  regarder ailleurs comment les choses se passent, nous sommes trop occupés à avancer, mais les expériences vécues en quelques circonstances, démontrent que bien des personnes rencontrées, qui se trouvent aujourd’hui, soit exclues soit délaissées dans ce monde des chiens, n’ont pas tenu compte de ces principes de bases.

            Déjà en 2009, nous avions amorcé notre réflexion sur nos formations complémentaires, personne ne s’étonnera donc aujourd’hui, de nos décisions concernant nos choix d’orientation.  Comme personne ne sera étonnée de nous voir poursuivre nos formations et nos qualifications dans le cadre d’accords majeurs entre deux organisations, de deux pays différents, organisations motivées par les mêmes principes de service aux victimes.

            Et qu’est-ce qui motive, un organisme non gouvernemental (ONG) à nous faire confiance en nous proposant un accord de coopération ? Justement, le fait de ne pas nous voir hésiter dans nos choix dès lors que la réflexion est aboutie.

            À titre d’exemple, des personnes se sont gaussées de nous, lorsque nous sommes devenus des Radioamateurs, pourtant un atout aujourd’hui, quand on parle de communication sur un théâtre opérationnel. Même chose, quand on pense GPS, nos pratiques et par conséquences le développement de nos aptitudes sont devenues des atouts pour d’autres cieux opérationnels. Quand tout est détruit, toutes ces compétences particulières deviennent importantes pour ne pas dire primordiales.

            Nous venons de passer cette fin de semaine la barre des 15 000 visiteurs sur notre site, et ce, en à peine 21 mois (nous ne tenons pas compte des quelques semaines de panne du serveur et des premiers mois sans compteur), nous tenons à remercier tous nos visiteurs, c’est un grand honneur pour nous de voir que notre modeste participation au monde du sauvetage les intéresse aussi fortement. Nous n’avons pas «hésité» à prendre le net, cette méthode moderne de communication, au sérieux, là encore, nous avions raison dans notre réflexion et dans nos choix.

            Dans un avenir proche, notre groupe, une fois de plus, montrera que notre détermination  à faire, relègue au dernier plan les mots de vocabulaire découlant du verbe «HÉSITER». Même si pour cela, le groupe perd en chemin des membres hésitants ou manquants de détermination.

Édito du 16 août 2010.

        La rentrée !

           La mesure du temps est incompressible, les minutes font toujours, soixante secondes, les heures toujours soixante minutes et les journées toujours vingt-quatre heures.  Mais avez-vous senti comme l’impression du temps qui passe varie selon l’intensité et la manière dont nous le vivons? Les gens heureux finissent par dire,  que le passé, passe plus vite que le futur.

           Autrement dit, plus nous sommes heureux dans nos vies, plus le temps qui passe, semble aller  vite, moins nous sommes heureux et plus le temps nous semble long et difficile à supporter.

           Nous n’avons pas vu passer notre été chez RSCQK9, sans doute que l’organisation de notre stage et sa réalisation nous ont tellement rempli de bonheur, que le temps a semblé nous fuir entre les doigts. Nous avons tous vécu cette période avec une intensité remarquable, assoiffés que nous étions de nouvelles connaissances, persuadés que nous allions vivre quelque chose d’exceptionnel, et sur ces points, nous n’avons pas été déçus.

           À la suite de cette formation, nous nous sommes réunis, et à l’unanimité des présents, ce qui représente 80% du club quand même, nous avons décidé de poursuivre dans la voix que nous avions décidée en programmant ce stage spécial. Notre rentrée technique s’est donc faite ce mardi soir, juste après notre réunion. Jean Claude nous avait prévenu de laisser nos chiens au repos pendant plusieurs jours pour leur permettre de se reposer et d’assimiler les connaissances que nous leur avions données durant cette semaine intensive. Force est de constater, qu’une fois de plus, il avait raison, nous avons pu nous en rendre compte, en voyant des chiens réaliser ce que durant le stage ils n’arrivaient pas à faire.

          Cette orientation technique nouvelle ne remet pas en cause les acquis et notre disponibilité pour les recherches en forêt de personnes perdues et ou disparues, elle permet d’ajouter une nouvelle corde à notre arc en utilisant de nouvelles méthodes pour chercher les victimes. Méthodes qui semblent totalement inconnues ici au canada d’ailleurs et au Québec en particulier. (Dommage !)

         Lors d’une recherche ce dimanche nous avons vu certains chiens cumuler les alertes vers leurs Maîtres en associant les deux méthodes de communication, de quoi se réjouir quand on sait les difficultés que nous rencontrons pour apprendre aux jeunes Maîtres-chiens en formation la lecture de leur animal.

         Nous allons donc préparer des sites de décombres pour prolonger nos entraînements durant l’hiver, nous avons pour cela quelques idées, que nous essayerons de mettre en place très rapidement. Nous ne manquerons pas de vous les faire partager dès que ce sera en voie de réalisation.

         Par ailleurs nous avons accueilli de nouveaux candidats lors de cette rentrée. Deux nouvelles personnes viennent de demander à rentrer dans notre petit cercle de la recherche et du sauvetage. En somme nous avons une vraie rentrée qui se prépare devant nous, même si une grosse partie de nos membres a déjà repris le rythme des pratiques. (un appel ce dimanche pour une troisième candidature à laquelle nous n’avons pas encore répondue)

         Notre attention sera en ce début d’année, portée sur les quatre chiots qui arrivent dans le club dont trois bergers allemands, ce qui donnent une prédominance à cette race dans le club de plus en plus évidente. Ça ne signifie pas que les autres races sont exclues bien au contraire, les labradors de Mélanie ou la berger australien de Denis, qui fonctionnent à merveille en sont l’exemple.

         Souhaitons à tous, à la veille de cette rentrée, une bonne rentrée, nous espérons que tous, nous serons inspirés par notre habituelle générosité et uniquement par elle.

 

      Édito du 9 août 2010

      Si j’avais su ?

         On a beau dire que nous n’aurions pas dû faire certaines choses, on finit toujours  par se rendre compte que chaque erreur en valait la peine. Nos expériences, souvent même nos souffrances personnelles sont le fruit de ses erreurs, qu’avec le temps nous finissons par qualifier de profitables.

         Vivre avec des objectifs précis et se véhiculer à l’intérieur de principes de vie pour atteindre ses buts, quoi de plus normal pour les gens pourvus de détermination ? Seulement  voilà, tout le monde ne fonctionne pas de la même manière, soit qu’ils n’ont pas d’objectifs précis, soit qu’ils vivent sans principes ou au pire en les faisant jouer en fonction des besoins.

         Devons-nous pour autant changer, ne pas faire ou ne pas dire, voire ne pas dénoncer ce qui ne nous semble pas conforme, ne pas proposer, bref rester sans voix, sans suggestions, sans idées, sans actions ?

         Nos vies en deviendraient mornes, plates et sans saveur, ne pensez-vous pas ? Si on veut malgré tout faire valoir nos vues et nos opinions, ça nous impose du coup, de devenir diplomate quand on ne l’est pas, de devenir négociateur quand il le faut, vendeur de nos idées si besoin s’en fait sentir et animateur voire entraîneur devant les nécessités de survie de nos associations. Ce qui fait beaucoup de qualités pour des hommes peu préparés à tout cela.

         De ce fait, nous devons accepter nos erreurs et celles de nos pairs, nous devons nous dire que les erreurs commises vont être salutaires dans un avenir plus ou moins lointain. Cependant il ne faut pas prendre ce genre de prétexte pour accepter que ses erreurs se reproduisent continuellement et deviennent un mode de gestion permanent.

         On comprendra que la quantité des erreurs commises, sont donc inversement proportionnelles à l’âge de l’association, tout comme on pardonne aux enfants leurs bêtises, on pardonne moins facilement aux adultes. Avec nos trois années d’existence nous sollicitons le pardon des personnes que nous aurions pu offenser par nos maladresses de débutant, si c'est le cas,  aux autres, en fonction de leur ancienneté, d’examiner si eux aussi, ont commis des maladresses, proféré des mensonges, dit des contrevérités, ils sauront ce qu’ils ont à faire, s’ils en sont conscients bien sûr.

         Heureusement nos vies ne sont pas faites uniquement d’erreurs ou de maladresses, nous avons beaucoup d’occasions de nous féliciter de nos choix et de nos options. Mais là encore, même dans nos succès, on se dit parfois : «Si j’avais su», comme si nous voulions toujours atteindre la perfection de nos actes et de nos choix. Bien sûr qu’il faut tendre vers cette ambition, mais…

         Alors restons humain et acceptons de ne pas être toujours parfaits, ça nous rend plus accessible, ça nous rend plus proche du commun des mortels, ça nous rend plus efficace pour soulager ceux qui en ont largement besoin.

 
      Édito special

        Le Capitaine!

         Tout engagement dans nos vies est souvent l’expression de notre analyse et de notre capacité à faire. Et nous voudrions croire que nous sommes tous pareils lorsque nous acceptons de nous engager pour le bien collectif. Cet engagement s’appuie généralement sur des objectifs acceptés par tous, à charge pour celui qui accepte la responsabilité de mener le «bateau» à bon port, de décider des caps, et de la manœuvre pour éviter les écueils.

         Nous le savons, ce n’est pas chose facile et celui qui tient la barre a besoin de savoir si il est soutenu dans sa manœuvre par un maximum de personne; sans équipage de soutien ça devient périlleux. Et nous le savons tous, un capitaine qui ne s’assure pas de ce soutien au sein de son équipage à de bonne chance d’être découragé et n’aura d’autre alternative que de renoncer et d’abandonner. Mais là ne s’arrête pas les nécessités du commandement, les objectifs et les stratégies pour atteindre ces objectifs doivent être compris par tous, sinon, nous n’avons aucune raison de vouloir faire naviguer ce bateau autrement que pour faire des ronds dans l’eau.

      Notre association l’AQBRS, a tout cela, des objectifs clairs, coordonner les bonnes volontés en matière de recherche et de sauvetage, contrôler les connaissances des membres qui interviendront sur des théâtres opérationnels, servir de négociateur entre les besoins des clubs et les autorités gouvernementales, faire évoluer la législation pour mettre les bénévoles à la place qu’ils méritent en les protégeant, en bref donner des outils à ses adhérents pour améliorer la performance de chacun dans la recherche de victime.

        Les outils pour atteindre ces objectifs peuvent être différents selon le capitaine, tout le monde le comprend, tout comme les priorités qu’il décide d’y mettre pour les atteindre. À charge pour le capitaine d’expliciter les grandes lignes de ses manœuvres.

       Là encore, nous avons tout cela ! Un président suffisamment charismatique, intelligent, cultivé, diplomate, disponible, équitable, largement pourvu d’un cœur plein d’abnégation, assez tenace pour ne pas se désespérer des lenteurs administratives,  bref, un homme à sa place, estimable et estimé.

      Alors, pourquoi voudrait-il quitter le navire avant d’arriver au port me direz-vous?

      Sa décision le regarde et nous devons la respecter même si nous regrettons qu’il abandonne si vite la mission qu’il avait choisi de remplir et pour laquelle nous lui avions confié le mandat. Pour tout dire, nous souhaitons même vivement qu’il revienne sur sa décision et qu’il poursuive sa tâche.

      Sans aucun doute, nous sommes tous responsables de cette décision malheureuse, nous avons mis en place un outil l’AQBRS, et  nous ne savons pas le faire fonctionner correctement. Nous n’acceptons pas la démocratie, la simple démocratie, qui confère à chacun le droit de s’exprimer en toute égalité avec les autres, de proposer et de voter. Pour la plus part d’entre nous, nous n’acceptons pas les critiques, nous ne supportons pas les idées des autres, certains d’entre nous se  jalousent, d’autres s’envient, d’autres encore se  comparent,  toujours pour minimiser les autres, brefs nous avons de grandes idées de générosité mais nous agissons à l’inverse de ces philosophies. Au fond nous trouons la coque du bateau et nous voudrions que le capitaine reste à bord.

      Regardons-nous, faisons notre examen de conscience, consultons-nous, et manifestons à notre Président actuel tout le soutien qu’il a besoin, lui seul en ce moment est capable de mener à bien la tâche que nous lui avons confié. Nous sommes persuadés d’être capables de le soutenir et de solliciter plus de communication pour que chacun comprenne mieux la politique suivie pour l’atteinte des objectifs fixés.

      Certes nous devrons tous, faire des efforts, pour comprendre, que l’addition de nos forces et préférable à la division, simple évidence arithmétique et cette évidence nous autorise, pour ne pas dire nous commande de suggérer, de proposer, puisque les idées doivent elles aussi, s'aditionner.

      Un capitaine de la trempe du nôtre a le droit d’avoir un moment de découragement, mais en voyant son équipage soudé sur le pont pour affronter les évènements, il va reprendre son rôle, nous n’en doutons pas et il ne quittera pas la bateau, nous savons qu’il a lui aussi, le sens des responsabilités.
 
 
 

      Édito du 2 Août 2010(avancé pour cause de départ en vacances).

      Obstacle!

         Mais aussi l’embûche, l’opposition, la contrainte, sont des mots qui nous obligent à nous surpasser dès lors que nous voulons avancer dans la vie ou dans nos activités. D’ailleurs ils témoignent justement, que nous avançons, puisque nous les rencontrons sur nos chemins. Si nous n’avancions pas nous n’aurions pas à les surmonter.

         Notre stage de cet été n’a pas fini de nous léguer des enseignements de ce style. Dans nos volontés de servir et d’intervenir avec nos chiens, nous savions que le chemin à parcourir pouvait être semé d’obstacles. Pour avoir suivi les formations de recherche en milieu forestier, qui elles aussi, nous ont livré et nous livrent encore leurs lots de difficultés, nous savions que nous nous embarquions dans des nouveaux défis ambitieux.

         Personne, pourtant, dans notre club n’a hésité à s’inscrire et chacun a trouvé une manière de se libérer pour ne pas manquer cette nouvelle aventure d’une difficile formation unique au Québec, pour ne pas dire au Canada.

         Avec des regrets immenses, nous avons vu notre stage s’achever et dès le lendemain nous étions déjà en manque de pratiques, mais à la tête d’un programme de travail adapté à chacun. Nos formateurs nous ayant documenté pour poursuivre les entraînements de cette spécialité nouvelle pour nous tous, mais au combien passionnante, avant de revenir compléter notre formation.

         Outre la formation technique, ce qui nous a tous séduit, ce sont les expériences documentées par des photos et des films que nous ont présenté nos formateurs. Témoignage de leurs réelles expériences, un gage de sérieux dans les formations que nous souhaitions recevoir et qui nous a fait comprendre que cette spécialité de recherche ne peut pas être pratiqué par des rêveurs romantiques ou des deux de pique. Elle ne peut pas non plus, être enseigné par des personnes, qui n’ont vu dans leur vie, que des tas de sable sur le chantier d’à côté. Ça demande beaucoup de sérieux, de réalisme, une formation adaptée à ce type de recherche, des équipements et des formations spécifiques complémentaires aux techniques canines, une résistance à la chaleur, à la poussière, aux odeurs désagréables pour le moins, bref une multitude d’obstacles qui devront tous, sans exception, être surmontés.

         Nous allons collectivement surmonter tous ces obstacles, non pas pour nous rassurer sur notre progression, nous n’en n’avons jamais douté, mais parce que notre sens du service aux victimes est suffisamment affûté pour nous motiver dans ces nouvelles aventures et donc y mettre tout le sérieux et la régularité qui convient.

         Vous vous en doutez maintenant, il y aura, une suite à tout cela, il serait ici trop long de tout décrire ou de tout dévoiler dès maintenant, mais nos lecteurs seront privilégiés, ils seront informés dès lors que les choses seront programmées, et ce, au fur et à mesure que nous aurons décidé des échéances de notre programme.

         De nombreux candidats et candidates se sont manifestées, nous allons les accueillir comme il se doit, nous ne leur cacherons pas nos objectifs et les obstacles pour ne pas dire les défis sur lesquels ces personnes devront s’engager, mais comme nous elles vont vite se rendre compte qu’avec de telles ambitions, elles vont enfin avancer dans leur humanité, cette humanité exempte de calcul politique et ou économique, une humanité pure, privée de toutes les pollutions de l’homme.

 
 
 
      Édito du 26 juillet 2010.
        
         SATISFACTION !

        Dans la vie, nous traversons souvent des moments où nous pestons, nous râlons contre quelque chose ou quelqu’un, mais là, cette semaine c’est une semaine de rêve. Tout le travail que nous avons fait durant des mois s’est trouvé récompensé dans cette période concentrée de 6 jours.

        Nos sites d’entraînement en premier lieu que nous avions préparés et qui ont fait l’admiration de nos visiteurs pour ne pas dire l’envie; l’admiration des gens de télévision qui nous ont confié que la régie en ouvrant l’antenne a vraiment cru se retrouver sur un vrai séisme; les moyens mécaniques à proximité pour modifier les caches au grès des demandes du Conseiller Technique; la qualité de nos caches et la sécurité les entourant; notre répartition des tâches de chacun pour le bon fonctionnement du stage; la compréhension des conjoints et conjointes; les résultats du stage; la météo même, tout nous a donné pleinement satisfaction.

      Personne n’avait prévu que ce stage serait difficile, personne ne se doutait que la chaleur, la poussière, les transpirations, les soifs, les faims, les bobos des hommes comme des chiens, les déceptions comme les succès, les dérangements des uns et des autres avec toutes les demandes qui nous arrivaient chaque jour, n’étaient qu’un pâle reflet de ce qui attends notre équipe lorsqu’elle sera déployée sur un théâtre opérationnel.

      D’ailleurs notre prochain stage prévu se réalisera dans des conditions encore plus difficiles pour justement que nous soyons préparés au pire, et ce que nous avons vécu ici n’était qu’une forme adoucie de ce qui nous attend (odeurs, fumées, bruits seront plus agressifs que cette fois, les conditions de logement et de nourriture seront dépourvues de tous signes de confort ou de luxe voire de régularité).

      Quelle satisfaction que de voir tous nos Maîtres-chiens adhérer à ce programme sérieux et ambitieux. Et nous ne doutons pas que tout le monde soit présent pour le prochain stage.

      C ‘est la garantie que l’équipe est prête pour préparer les grands DÉFIS !

       Dans ce cadre-là nous aurons besoin des bonnes volontés, nous recrutons que des candidats Maître-chien pour le moment, nous élargirons notre champ de recrutement plus tard, lorsque nos équipes seront équipées et prêtes.

      Dès la rentrée nous allons lancer une campagne de financement pour l’achat de matériel et la location d’un local pour stocker les matériels prêts au départ. Nous en reparlerons en septembre.

      En attendant cette rentrée, nous formulons pour ceux qui partent quelques jours, nos vœux de bonnes vacances et nous rappelons à tous que la prudence est encore plus nécessaire quand on se trouve en vacances surtout si vous nagez dans un bonheur de satisfaction comme c'est le cas de notre équipe en ce moment.
 
 
 
 

      Édito du 19 juillet 2010.

      La grande roue de la vie…..elle tourne….

      Vous avez déjà entendu cette expression : la roue tourne, pour souligner une phase de vie ou un événement qui vient de passer. Aujourd’hui, au moment où notre stage débute, comme par hasard, nous sommes de plus en plus regardés pour ne pas dire enviés par ceux, qui hier, ne tarissaient pas de critiques à notre endroit. (La roue tourne…)

      Ce qui est amusant c’est cette multitude d’expressions voulant dire à peu près la même chose, nous pensons ici à : « Le chien aboie, pendant que la caravane passe» pour souligner que même si les critiques pleuvent les gens déterminés continuent d’avancer.

      Ce qui est maintenant plaisant, alors que tout est organisé et que les gens se rendent compte que ce n’était pas une annonce sans lendemain, que notre détermination est prouvée comme une de nos forces, c’est de voir tout l’intérêt que cela suscite de la part des sceptiques d’hier.

      Les gens s’étonnent toujours de voir des volontaires comme nous, dire ce qu’ils vont faire, et faire ce qu’ils ont dit. Il nous semblait que la crédibilité de chacun passait par là. (Ne l’avions- nous pas souligné dans un de nos éditos de début d’année ?)

      Tout le monde comprend maintenant, que c’est «LA» qualité de RSCQK9, que de dire ce qu’on va faire en début d’année et de réaliser nos objectifs durant l’année. Notre carte «d’affaires» porte cette marque de sérieux que certains nous envient et que d’autres nous envieront.

      En ce début de formation, nous nous devons de nous réjouir de constituer UNE vraie équipe, motivée par les mêmes principes de vie, les mêmes principes de dévouement, un équipe dont les membres se font mutuellement confiance dans tous les domaines, une équipe capable de partir en mission et de démontrer une parfaite cohésion et une solidarité à toutes épreuves. Une équipe pluridisciplinaire où les compétences de chacun s’additionnent et ne viennent pas en compétition les unes avec les autres.

      Au sein de notre équipe pas de vedette, pas d’individualité, que des membres à part entière formant une équipe dont l’unité est bien plus forte que le «meilleur des MEILLEURS».

      Nous formulons à tous, stagiaires, spectateurs, futurs chercheurs, medias nos meilleurs vœux pour cette semaine de formation qui changera, à n’en pas douter, bien des choses dans la vie de chacun.

      En conclusion nous sommes heureux de voir les gens changer d’opinion, il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis…..la roue tourne, là aussi.
 
 
 
 
 

    Édito du 12 juillet 2010.

          Merci !

      En cette période de canicule, difficilement supportable pour nous tous et au moment au nous cherchons le sujet de notre édito de la semaine, le seul mot qui nous vient à l’esprit est MERCI.

      En effet depuis que nous nous démenons pour faire avancer notre club, nos idées, nos principes, nos convictions, nous avions le sentiment que nous étions seuls à penser ainsi. Force est de constater que les appels téléphoniques, les conversations que nous avons depuis quelques semaines avec les uns et les autres démontrent que notre solitude a été de courte durée. N’en déplaise à certaines personnes bien plus maladroites que méchantes, ils ou elles, finiront par se rendre compte de leurs égarements pour ne pas dire encore graves erreurs, si elles sont, comme nous le pensons, un tant soit peu intelligentes.

       Alors un premier MERCI à ces gens de courage qui nous témoignent de cette «sollicitude».

      Aux gens qui nous connaissent et qui à tous les niveaux nous aident d’une manière ou d’une autre, merci! Nous pensons ici à nos commanditaires de plus en plus nombreux, qui connaissent nos aléas et les difficultés que nous rencontrons pour servir et qui malgré cela, nous aident quand même (C’est l’avantage d’un site visité, ils savent qui nous sommes et où nous voulons aller).

      C’est le prêt des terrains pour trois de nos commanditaires (trois sites privés pour les pratiques), des chèques pour certains, des prix sur nos fournitures pour d’autres, le logement assuré pour nos formateurs (quatre personnes), le don de gros tuyaux de ciment pour construire des caches, le  transport de ces énormes tuyaux, la nourriture pour la durée du stage par une autre firme, à toutes ces personnes notre infinie reconnaissance et un grand MERCI  encore.

      Tous ces témoignages démontrent que les personnes qui prennent le temps de nous connaître, qui nous écoutent, qui nous lisent, qui nous comprennent ne sont pas dupes, elles non plus, de ce qui se passe et elles souhaitent que nous poursuivions dans la voie de la raison et du gros bon sens.

      Mais quand les hommes et les femmes finiront-ils de se jalouser, de se vilipender, quand certains vont-ils comprendre que nul ne détient toutes les vérités, nul de détient tout le savoir et que l’union est bien plus efficace que les divisions ?

      L’intérêt des victimes, ça ne devrait être notre seule motivation, le seul vrai ciment de nos actions de bénévoles.

       Ces attitudes nous motivent encore plus, dans le cheminement qui est le nôtre, dans nos formations complémentaires, dans nos pratiques et pour ce carburant involontairement distribué par ces personnes….MERCI aussi !
 
 

         Édito du 5 juillet 2010.

         Notre plan de formation, POURQUOI?

         Dans quelques jours nous allons entamer notre stage d'été. Nos formateurs agréés arriveront d'Europe du 17 juillet au 28 et nous commencerons notre formation comme prévu le 19 juillet sur notre site de Saint Louis de France, avant de nous rendre ensuite sur notre site de décombre spécialement aménagé de Pointe du Lac.

        Cette formation spécifique est la conséquence directe du sinistre Haitien du 12 janvier 2010. Ce dernier nous a fait prendre conscience que nous n'étions pas encore prêt pour ce type de demande. Techniquement, certes, nous aurions pu sans doute aider et trouver des victimes, mais il ne s'agit pas, dans ce type d'opération, uniquement des capacités techniques du chien ou de l'équipe Maître et chien.

         Pour ce type d'événement, on attend de nous que nous soyons prêts à partir dans les huit heures après l'appel. Dans ces conditions, on comprend, que toute la logistique technique, tous les problèmes administratifs (passeport) et médicaux (vaccins et thérapies préventives) que ce type de mission engendrent doivent être traités bien avant le déclenchement de l'alerte. Nous pouvons même ajouter que nous devons être autonomes pour 10 jours (Eau, nourriture, couchage).

        Le contenu pédagogique de cette formation est adapté aux connaissances et aux expériences de chacun. Cette formation fonctionnera par demi-journée. Une demi-journée consacrée aux aspects théoriques une, aux pratiques. Elles seront alternées en fonction de la température que nous aurons durant les jours de stage.

      Les gens qui viennent nous former sont des personnes, dont les connaissances techniques, le passé et les expériences sur le terrain depuis 1985, sont gages de sérieux et de responsabilités. (Mexique, Turquie, Algérie, Iran, pour les plus importants séismes,  le Tsunami d'extrÍme orient) Pour une information complète, nous devons préciser qu'un Conseiller Technique en matière cynophile est une personne ayant passé des examens de Maître-chien premier et second degré et un examen de Conseiller technique. Ces examens sont régis par des dècrets gouvernementaux, ils ont valeur nationale et sont obligatoires pour en faire une profession.

      Nous communiquerons, avec leur permission, leurs cursus dans le dossier média, qui sera fourni le moment venu. Ces informations seront communiquées, pour faire taire les critiques, qui ne manqueront pas de nous arriver de certaines personnes, toujours les mêmes d'ailleurs.

      Nous aurions pu ouvrir ce stage plus largement pour d'autres personnes, mais la raison et la lucidité nous ont freinés dans notre altruisme. Quelles sont les satisfactions ces derniers mois, qui nous auraient convaincue de faire ce que les autres ne font jamais ?

      Une fois de plus nous démontrons notre volonté de nous former, nous sollicitons les meilleures compétences, nous nous donnons la peine de préparer les terrains et les outils nécessaires à ces formations, pour répondre aux besoins d'une population mondiale de plus en plus soumise aux caprices de la nature.

              
 
 
 
    …dito du 28 juin 20010

               Sommes-nous de bons managers avec nos bÈnÈvoles ?

               On ne manage pas des bÈnÈvoles comme on managerait des employÈs ou des personnels díunitÈ militaire ou paramilitaire cíest Èvident. De la mÍme maniËre, puisque cíest le temps des dÈmÈnagements au QuÈbec, on nía pas le mÍme niveau díexigence entre une entreprise qui viendrait faire notre dÈmÈnagement et les amis qui se proposent gentiment de venir aider.

               Si nous souhaitons garder nos gens, nous devons, mÍme si parfois cíest irritant, nous munir díune trËs grande dose de patience et de comprÈhension. Depuis des annÈes les gens ont ÈtÈ suffisamment ÈcúurÈs et leur nombre a considÈrablement diminuÈ. ¿ nous de savoir si nous devons redoubler díefforts pour encourager les personnes ou continuer de les Ècúurer par des exigences de performance toujours plus fortes.

               Nous rencontrons toujours beaucoup de monde qui nous raconte avoir un temps, pensÈ pouvoir aider, qui durant un temps se sont impliquÈes, elles ont l‚chÈ pour des raisons souvent diffÈrentes ou explicitÈes leur abandon de maniËre originale, mais au fond on en revient toujours au mÍme si on níen croit ces personnes. On a voulu protÈger un systËme ou des personnes et on a exigÈ díelles, des formations ou des mÈthodes de recherches diffÈrentes de celles, quíelles ont apprises ou quíelles Ètaient en mesure de mettre en application sur le terrain. Si nous prÍtons une oreille attentive ‡ ces gens cíest que nous sommes intÈressÈs de comprendre pourquoi, nous sommes si peu, alors que les clubs de recherches et sauvetages au QuÈbec sont l‡, depuis de nombreuses annÈes. Que faisons-nous de travers pour faire fuir les personnes de bonne volontÈ, qui, durant des annÈes síinvestissent et tout díun coup abandonnent notre monde de la recherche et du sauvetage.

               Nous allons s˚rement avoir une foule díexplications, de justifications et on va essayer de nous convaincre, comme díhabitude, que nous ne sommes pas bons et incapables díune bonne analyse de la situation ou que nous ne connaissons rien ‡ líhistoire de la recherche et du sauvetage. Pour tout dire on síen fou aujourdíhui, la seule chose qui nous intÈresse pour le moment cíest líavenir et comment assurer la relËve de nos Èquipes, le moment venu.

               Sur une affaire comme celle-l‡, soyons factuel, cíest-‡-dire contentons-nous díanalyser, les faits. Sommes-nous assez nombreux? Sommes-nous assurÈs de la relËve? Avons-nous les bonnes mÈthodes de recrutement? Avons-nous les bonnes mÈthodes de formation? Avons-nous les bonnes mÈthodes de contrÙle des connaissances des individus? Avons-nous une bonne communication pour susciter des vocations? Sommes-nous capables de faire notre autocritique pour nous amÈliorer ?

               Autant de questions sur lesquelles nous devrions porter une attention toute particuliËre, car sans aucun doute, elles pourraient engendrer des rÈponses et donc des attitudes diffÈrentes dans un avenir proche, surtout si nous voulons dÈvelopper nos clubs et apporter aux victimes futures, un service ‡ la hauteur des espÈrances que nous pouvons susciter.

               Il semble de plus en plus Èvident que notre spÈcialitÈ devrait síinscrire dans une approche plus globale díactivitÈ canine. Nous devrions nous rapprocher des Èleveurs, des gens donnant des cours díobÈissance, de ceux qui font de líagilitÈ, et avec eux, effectuer des Èchanges et des dÈmonstrations pour susciter des vocations.

               Et dËs lors que nous aurons de nouveaux membres, il síagira de les faire Èvoluer lentement pour ne pas les mettre en position díinsÈcuritÈ ou de complexes par rapport aux autres membres, bref pour ne pas les Ècúurer. Nous devrons alors adopter de nouvelles attitudes de management, avoir des programmes de formations conformes aux objectifs que nous poursuivons et aider ces personnes dans les investissements quíelles auront immanquablement ‡ faire.

               Nous níavons que trois ans díexistence et notre recrutement reste un souci permanent, mais quand nous voyons des clubs de 10 ou 15 ans díexistence, chargÈ díexpÈriences extraordinaires, qui níaffichent pas de MaÓtres-chiens en opÈration, nous avons le droit de nous poser des questions. Soit nous ne sommes pas bons ou notre systËme de formation de motivation et de contrÙle ‡ un problËme.

               Manager des bÈnÈvoles devient alors un vrai challenge, mais nous devons avant, les recruter, les former et les conserverÖÖ.. Il est vrai que ce ne sont pas des militaires ou des salariÈs ‡ qui nous pouvons faire signer un contrat et avec qui nous pouvons avoir des exigencesÖÖils sont B…N…VOLES.

  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
          …dito du 21 juin 2010.
 

         RÈflexions!

         De maniËre gÈnÈrale et bizarrement, les gens rÈclament líhonnÍtetÈ dans les rapports humains, la franchise dans tous les moments de la vie, mais supportent difficilement quíon leur dise la vÈritÈ. DËs lors que vous parlez clairement, que vous vous exprimez correctement, que vos idÈes sont parfaitement en harmonie avec la pensÈe gÈnÈrale, vous dÈrangez. Et ces gens-l‡, finissent, ‡ bout díargument, par mÈdire et salir. Tout le monde le sait, cíest la seule arme des faibles.
         Le vieux dicton populaire qui dit : ´ Toute vÈritÈ níest pas bonne ‡ direª nía de sens que lorsquíil síagit díÈviter de faire du mal ‡ quelquíun dÈj‡ affectÈ ou affaibli par les vicissitudes de la vie. En dehors de ces circonstances particuliËres, nous devrions constamment Ítre francs et directs.
         Quand nous sommes dans le fonctionnement associatif, dans un systËme díorganisation humaine de quelque nature quíelle soit, la vÈritÈ est líhonnÍtetÈ sont les seules bonnes mÈthodes managÈriales. Cacher une information qui concerne tout le monde, la retenir pour conserver un plus grand pouvoir sur les autres, cíest tout simplement díune autre Èpoque.
          La vÈritÈ Èclate toujours par hasard et les rÈactions qui dÈcoulent de cette dÈcouverte sont plus catastrophiques que le risque de perdre un peu de pouvoir en donnant les infos. Parce quíen rÈalitÈ, une telle  attitude a fait exploser toute la confiance entre les hommes concernÈs par ces rapports. Et sans cette confiance rien ne peut se construire de durable.

         Alors que nous agissons, trop souvent, en fonction du regard des autres, quoi que nous en disions, nous devons bien nous attendre ‡ ce que les vÈritÈs se dÈcouvrent tÙt ou tard sous ces regards parfois inquisiteurs. De cette Èvidence devrait dÈcouler de nouvelles attitudes de franchises et de loyautÈs, mÍme si par moment elles sont douloureuses ‡ supporter ou ‡ entendre.

         Nous commettons tous des erreurs, nous faisons tous des faux pas, ce ne sont pas eux qui sont honteux, cíest notre incapacitÈ ‡ les reconnaÓtre et ‡ les corriger qui nous semble le plus coupable. Il en va des erreurs rÈpÈtÈes, comme des odeurs rÈcurrentes, on finit par síy habituer et ne plus les voir comme on ne sent plus les odeurs. Sans une personne pour nous aider ‡ les voir ou les sentir, nous resterons dans ces erreurs. Sans doute que nous devrions parfois mettre un peu plus de diplomatie dans líaffichage ou líaffirmation de ces vÈritÈs, mais, tout dÈpend des degrÈs de frustrations accumulÈes.
 
         La diplomatie de certaines personnes (dont nous faisons partie, s˚rement) est inversement proportionnelle au degrÈ díagacement que ces manquements occasionnent. En díautres termes, plus nous trouvons que les gens abusent en ne respectant pas les choses, moins nous sommes diplomates.

         Certaines personnes síimaginent quíune contre-vÈritÈ, un mensonge, une erreur, mille fois rÈpÈtÈe deviennent la vÈritÈ, voire la loi. Non Áa reste une erreur, un mensonge une contre-vÈritÈ. Et aucune conviction, aucune attitude, aucune autoritÈ, aucun grade ne sauront transformer ces notions.

         Aux quelques personnes qui prendraient encore ce texte comme une attaque personnelle, en ayant des yeux de victimes permanentes, nous prÈcisons quíil síagit de rÈflexions gÈnÈrales qui ne síadressent ‡ personne en particulier. Il ne síagit ici, que de susciter la rÈflexion de chacun et si le besoin síen fait sentir, de changer ce quíil y a ‡ changer pour que les rapports humains soient meilleurs.

         
 
    test 13 juillet 2010