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Lire et comprendre
c'est : apprendre
et
Apprendre :
C'est amÈliorer ses connaissances, se faÁonner une force intÈrieure
pour consolider ses certitudes et ses convictions.(MM)
Les qualités naturelles du chien.
Ce que ça implique pour les Maîtres Texte de MM, inspiré pour les fondements scientifiques d'une thèse vétérianaire de Karine PILAT
1 Les sens.
La vue du chien est inférieure à celle de l'humain, cependant son angle de vision est de 250 degrés. Alors que celle de l'homme n'est que de 100 degrés. Le chien a donc une très bonne acuité visuelle latérale pour les objets en mouvement. La gamme de couleur chez l'animal est inférieure à celle de l'homme alors que sa vision nocturne est bien supérieure à la notre.
Le goût et le toucher sont en étroite liaison avec l'odorat et la sensibilité instinctive du chien.
L'intuition : Elle est souvent liée aux différents paramètres contrôlés ou non par la perception sensitive, la perception d'ondes magnétiques, la détection des variations de pression ambiante, la perception d'ondes sismiques de faible intensité, voire les infra-sons captés probablement à la fois par l'ouïe et sans doute les moustaches.
L'ouïe : elle est supÈrieure en sensibilité de deux fois à celle de l'homme, ce qui explique les réactions parfois surprenantes de l'animal aux sons presque imperceptibles par nos oreilles.
La mémoire : La mémoire du chien est influencée par ses sens, elle peut donc être :
- Olfactive quand il s'agit de nourriture, de lieux, d'amis ou d'ennemis.
- Auditive quand il s'agit de la voix, des intonations ou du bruit.
- Visuelle quant aux lieux et aux gestes
- Tactile quant aux températures chaudes et froides.
L'intelligence : Elle est en relation étroite avec la mémoire de l'animal. Le chien mémorise des sensations, des bruits, des odeurs, des faits qu'il peut comparer avec la situation qu'il vit sur l'instant, il réagit alors en fonction de cela. Il associe souvent des événements entre eux, par exemple : quand il voit son maître s'habiller pour aller s'entraîner avec des vêtements adaptés, il associe alors les vêtements au jeu qu'il va faire avec son Maître.
D'où l'intérêt des entraÓnements, qui par le côté répétitif, génère un savoir-faire que le chien n'oubliera plus, la continuité des pratiques permettra au Maître de mieux connaître son animal et de le mettre dans des nouvelles situations, qu'il pourrait rencontrer sur un théâtre opérationnel, essentiel dans la lecture de son corps.
Cette faculté de mémorisation du chien et le nécessaire aspect répétitif des pratiques doit être accompagné par une rigueur de la part de Maître dans la régularité des pratiques et dans l'emploi des mêmes mots pour les commandements.
L'odorat : Le sens le plus développé chez le chien. Il a cette capacité de scanner l'environnement et les personnes qui s'y trouvent. Chaque individu a ses propres odeurs, ce qui en fait un cocktail aussi unique qu'une empreinte digitale ou un ADN.
Les odeurs corporelles résultent des sécrétions du corps et de leurs dégradations par les bactéries présentes à la surface de la peau. Viennent síajouter à cela les odeurs dites «artificielles» qui ont pour origine les vêtements, les chaussures, les cosmétiques qu'utilisent les personnes. On comprend mieux la spécificité de chacun quant aux odeurs.
Les chiens de recherche sont entraînés à la recherche d'une odeur humaine, il a donc cette capacité d'analyse par rapport à un environnement donné, lui-mÍme chargé de source d'odeurs diffÈrentes.
Il en est de même en décombre, au milieu de source d'odeurs tellement différentes, chargées de poussières, d'émanation de toutes sortes, gaz, essence, produits inflammables de toutes origines, le chien va détecter les odeurs humaines (molécules légères) véhiculées par la chaleur du corps de la victime et les courant díair circulant entre les décombres.
Ces odeurs se répandent ainsi au grès des mouvements de masses d'air, par contre si on se trouve sans déplacement d'air, les molécules odorantes vont se répandre en cercles concentriques comme les vaguelettes provoquées par une roche envoyée dans l'eau du lac.
Le chien a cette capacité de détecter l'odeur et de remonter à la source.
La parfaite répartition concentrique des odeurs dépend de l'absence de déplacement d'air. Ce sera au Maître de tenir compte de la fluctuation de l'air ou du vent pour définir la manière de faire travailler son chien.
Líodorat des canidÈs en gÈnÈral et du chien en particulier.
Le but de ce paragraphe est d'aider les Maîtres-chiens à comprendre comment fonctionne l'odorat de leur animal de manière à mieux utiliser ses qualités olfactives. En appréhendant cette morphologie on comprendra mieux comment les animaux l'utilisent et de ce fait comment nous pouvons mieux cerner les problèmes que nous pourrions rencontrer.
Le nez des canidés n'est pas une structure réceptrice passive, comme tous les mammifères. La truffe dispose díune musculature importante qui permet de faire varier le calibre des narines et donc de faire varier le débit d'air absorbé.
Comment fonctionne l'odorat de notre chien ?
Nous ne ferons pas ici la description anatomique détaillée, mais nous essayerons de mentionner les caractéristiques principales qui nous intéressent pour notre travail de recherche. Il nous importe d'en connaître les grandes lignes pour mieux appréhender les formations de nos chiens et de mieux cerner les problèmes que nous rencontrons parfois.
Même si nous ne disposons pas des mêmes qualités olfactives que notre animal, notre nez comme le sien (surtout le sien) ne sont pas des structures réceptrices passives. (Faites des essais de recherche d'effluves avec votre nez, vous allez comprendre toutes les subtilités employée, pour accroître la finesse de votre flair). (Mouvement de tête, gonflement des narines, inspirations profondes pour prendre plus d'air, en fait ce que fait notre chien avec plus de finesse bien sûr)
Votre chien dispose d'une truffe relativement bien musclée (plus que la nôtre) qui va lui permettre de varier le calibre de ses narines et ainsi d'accroître les débits d'air qui vont y pénétrer. Il peut même en plus, de changer le débit, changer la direction du flux d'air circulant à l'intérieur. Ce débit d'air, lorsqu'il est en détection de l'odeur, est orienté vers le plafond des fosses nasales, augmentant ainsi le nombre de molécules odorantes entrant en contact avec sa muqueuse ou se loge les récepteurs olfactifs. Et nous savons, que chez le chien, cette muqueuse est particulièrement plus développée que chez l'homme. (On parle de huit fois plus de surface olfactive. (10cm2 pour l'humain, 85,3 cm2 en moyenne pour le chien)
La cavité nasale est scindée en deux fosses nasales longitudinales. Les lames osseuses ou cartilagineuses enroulées sur elle-même et courant sur tout le long de chaque fausse nasale permettent d'augmenter considérablement la surface en contact avec les flux d'air rentrant et d'humidifier tout en le réchauffant l'air à respirer. (Vous avez déjà noté qu'après une petite pluie les odeurs environnementales sont mises en relief pour nous, le chien lui a son propre système d'humidification pour la mise en relief des molécules circulant sans ses naseaux).
Les muqueuses olfactives du chien sont composées de plusieurs couches. De nombreuses fibres nerveuses et de nombreuses glandes composent ces différentes couches. Ces glandes produisent des sécrétions aqueuses qui dissolvent les molécules odorantes. Des études récentes ont montré que le chien avait une capacité à régénérer ces cellules réceptrices (neurorécepteurs) en réponse à une exposition destructrice d'agents infectieux ou encore à des produits toxiques.
Comment cet instrument fonctionne-t-il ?
Les molécules odorantes sont apportées aux muqueuses olfactives par la respiration classique avec la truffe. L'air rentrant par la bouche ne passant pas par les muqueuses en question. Au contact du mucus se trouvant sur la muqueuse, les molécules sont dissoutes et se concentrent 10 000 fois plus que dans le flux aérien rentrant.
On comprend que les deux fonctions combinées (flux d'air et concentration par dissolution sur le mucus) vont déterminer la qualité du flair que les récepteurs vont détecter. La perception finale dépend de la réaction globale de l'ensemble des récepteurs.
SensibilitÈ de líodorat.
La structure mÍme du bulbe olfactif, fait quíune odeur, mÍme en trËs faible concentration sera dÈtectÈe si líexposition des cellules olfactives aux molÈcules odorantes dure suffisamment de temps.
Cependant la sensibilitÈ olfactive ‡ une molÈcule níest pas constante. Notre nez, comme celui du chien, est capable de síhabituer ‡ une odeur forte au point de devenir supportable avec líhabitude. Elle peut alors paraÓtre moins forte, mais il níen est rien.
On peut alors affirmer que la perception díune mÍme molÈcule, ‡ une concentration identique ne sera pas perÁue de la mÍme maniËre.
Importance de l'odorat du chien.
En moyenne chez le chien on trouve 147 millions de cellules olfactives réceptrices, contre 10 millions chez l'humain. Ce qui permet au chien de détecter des odeurs dont la concentration et un million de fois inférieures à celles perçues par l'homme.
Quelques différences sont à noter entre les races en termes de récepteurs olfactifs moyens :
- Berger allemand : 200 millions
- Labrador : 220 millions
- Fox-terrier : 14 millions
- Cocker : 67 millions
Le sexe níinfluence en rien les qualités olfactives des chiens, on note cependant des pics plus importants chez les femelles lors de leur période de chaleur.
Par contre la castration des males diminuerait leur acuité olfactive.
PERTURBATIONS DU SENS DE L'ODORAT
Nous devons toujours être en mesure de préserver l'odorat de notre chien, pour cela il convient de connaître toutes les sources qui peuvent altérer passagèrement cet outil.
- Certaines maladies peuvent entraîner une variation dans la perception olfactive.
Bien sûr toutes les pathologies des cavités nasales comme les tumeurs, les fractures, les corps étrangers, les rhinites et les sinusites. Les emaladies plus générales comme le diabête sucré, le syndrome de cushing, hypothyrodie ou la malnutrition, enfin les lésions cérébrales ou sont dirigées les informations olfactives (Hématome, tumeur et épilepsie)
- Molécules ayant une action sur l'odorat
Certains produits toxiques : polluants atmosphériques, fumée de tabac, herbicides, fongicides.
Certains médicaments sont susceptibles de faire varier la perception olfactive, comme par exemple :
Les anesthésiques locaux (cocaïne, tétracaïne, benzocaïne)
Les antibiotiques (noémycine, doxicycline, streptomycine, métronidazole, ampicilline)
Les antimitotiques (cysplatine, adriblastine, vincristine)
Les analgésiques (noramidopyrine)
Traitement pour insuffisance cardiaque (diltiazen et enabril)
Les opiacés (codéine)
Les antiépileptiques (phénytoïne)
Les effets de ses médicaments ne sont pas irréversibles, ils disparaissent dès lors que le traitement est arrêté.
En clair cela signifie quíil est inutile de partir en recherche avec un chien sous ce genre de thérapie, il serait inefficace.
En conclusion, l'homme et le chien sont particulièrement complémentaires dès lors que l'entente est mutuelle et parfaite.
L'homme ayant des sens inversement proportionnels au chien.
Respectivement chez l'homme en descendant : la vue, l'ouïe, l'odorat alors que le chien : L'odorat, l'ouïe, la vue.
Le choix d'un chien de travail
1 Les qualités générales requises
En dehors du choix de la race et de l'âge du compagnon, le Maître-chien devra choisir un chien adapté au travail qu'on lui demandera de faire.
En premier lieu on recherche des qualités physiques, de la robustesse, de la musculature. Avec cette bonne base on fera le reste avec les entraînements adaptés. N'oublions pas que l'éducation de nos chiens a un côté répétitif et parfois fastidieux, il lui faut donc une excellente santé.
Le chien ou la chienne ne devra être atteinte d'aucune affection chronique qui pourrait altérer son endurance au travail. (Dysplaties, insuffisance cardiaque, syndrome de la queue de cheval, Wobbler, ect)
Les qualités morales de l'animal sont tout aussi importantes que ses qualités physiques. Il est important d'avoir au travail un chien de caractère : Il doit toujours aller de l'avant et ce malgré les épreuves et les échecs, malgré la répétition des tâches et les réprimandes.
Un Maître-chien cherchera bien sur un animal de caractère, ce qui ne veut pas dire qu'on privilégiera un dominant agressif, loin de là. Mais il est toujours plus facile de dominer un chien fort de caractère que de stimuler et rassurer un chien trop sensible et «NOUNOUNE».
L'équilibre est l'élèment de caractère idéal pour un chien destiné au travail, c'est ensuite au Maître de savoir exploiter ces qualités pour faire évoluer son animal dans tous les domaines que sont l'intelligence, le courage, la recherche, la ténacité ou la persévérance.
L'obéissance est fondamentale. Le chien doit être toujours à l'écoute de son Maître ce qui n'exclut pas qu'il puisse conserver son indépendance et son esprit d'initiative quand il est au travail. La relation doit être basée sur une parfaite communication et une compréhension mutuelle pour arriver au seul but commun : trouver la victime. Le Maître doit être capable d'arrêter son chien au moindre danger, sans altérer son envie de rechercher. Un chien soumis et indifférent à son Maître ne fonctionnera pas bien dans ces circonstances.
La vitalité et le goût du jeu sont les bases de l'apprentissage des chiens de recherches. Un chien joueur est un bon chien de recherche en puissance. Il deviendra un bon chien de travail si son goût aux jeux est grand.
La sociabilité avec les hommes ou même avec ces congénères voire avec les autres espèces animales est très importante, il ne doit pas se laisser distraire dans son travail par quoique ce soit.
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